
Ces objets sont liés notamment à des faits d’infractions relatives à l’exploitation illégale de substances minérales, de pierres et de métaux précieux, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Les véhicules vendus comprenaient 80 taxis compteurs, 2 minicars, 1 véhicule utilitaire et 2 pick-ups. À cela se sont ajoutées 29 bouteilles de gaz butane B12 et 1212 de type B6. Durant environ cinq (05) heures, plus de 250 adjudicataires venus d’Abidjan et de diverses localités de l’intérieur du pays ont pris part à cette vente, conduite par Maître Kouamé Ané Jean Bruce, commissaire de justice.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la criminalité économique et financière, fondée sur la dépossession des auteurs d’infractions, du produit de leurs activités illicites, dans une démarche visant à préserver la valeur économique des biens saisis. Le produit de cette vente, à l’instar de ceux des précédentes opérations, est conservé sur un compte ouvert dans les livres du Trésor public, jusqu’à l’issue définitive des procédures judiciaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Pour rappel, l’AGRAC est un établissement public de type particulier, chargé d’exécuter les décisions de gel, de saisie et de confiscation des avoirs prononcées dans le cadre des procédures pénales et administratives. À ce titre, elle est notamment habilitée à procéder aux ventes avant jugement de biens meubles saisis, lorsque ceux-ci ne sont plus utiles à la manifestation de la vérité et sont susceptibles de dépréciation.
La création de l’AGRAC s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de lutte contre la criminalité économique et financière, notamment la corruption et les infractions assimilées, ainsi que contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en application du principe selon lequel « nul ne doit tirer profit de son délit ».
Bema Bakayoko