Économie

Cacao ivoirien 123 000 tonnes invendues : Abidjan déploie une stratégie choc pour sauver la filière

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Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 20 janvier à Abidjan, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a dévoilé les grandes lignes d’une stratégie visant à assurer une commercialisation optimale pour la campagne principale 2025-2026.

Trois mesures phares, tout d’abord, le ministre a annoncé l’inventaire systématique des stocks invendus dans les zones de production. Ensuite, il a précisé la mise en place d’un dispositif d’achat de ces stocks au prix garanti de 2 800 FCFA/kg. Enfin, il a insisté sur l’importance d’organiser des séances d’information et de sensibilisation à l’intention de l’ensemble des acteurs de la filière. « Le gouvernement a arrêté trois mesures majeures pour faciliter l’enlèvement de la totalité de la production du cacao. Il s’agit, notamment, de l’inventaire de tous les stocks de cacao invendus dans les zones de production, de la mise en place d’un dispositif d’achat de ces stocks au prix garanti de 2 800 FCFA/kg, ainsi que de l’organisation de séances d’information et de sensibilisation de l’ensemble des acteurs de la filière », a souligné Kobenan Kouassi Adjoumani.

Selon Kobenan Kouassi Adjoumani, il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle. Bien au contraire, ce mécanisme s’inscrira dans la durée, tout au long de la campagne principale. L’objectif est clair : désengorger les zones de production, restaurer la fluidité des transactions et permettre un déroulement normal des opérations.

Par ailleurs, ces dispositions devraient contribuer à rétablir rapidement la liquidité en zone de production, à sécuriser l’acheminement du cacao vers les usines et les ports, mais aussi à renforcer le rôle des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur.

Il convient de rappeler que les services de l’État ont recensé près de 123 000 tonnes de cacao invendues. En outre, la campagne principale 2025-2026 se déroule dans un contexte de forte mobilisation des volumes, marqué par des pics d’acheminement vers les circuits de collecte, de stockage, de transformation et d’exportation. Or, cette intensité, combinée à certaines contraintes logistiques et portuaires, a provoqué par endroits des ralentissements temporaires dans l’enlèvement des produits.