
Selon les informations livrées par le journaliste Fernand Dedeh, Apoutchou National et le jeune homme d’affaires, Lionel PCS viennent de voir le Parquet réclamer une peine de 7 ans de prison ferme plus une amende de 240 millions de FCFA.
C’était au cours du procès dans l’affaire du soupçon de blanchiment de capitaux de ces deux personnes. L’on se souvient que, lors d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Apoutchou National avait affiché des liasses de billets de banques.

Dans cette affaire où l’Etat de Côte d’Ivoire et l’entreprise LONACI se sont constitués en partie civile, le Parquet avait réellement à cœur de faire appliquer le droit. Et c’est à juste titre que, selon ls informations données par le confrère Fernand Dedeh, le Procureur de la République près le Pôle pénal financier et économique (PPFE) a exprimé son désir de faire inculper les prévenus.
« L’on ne se rend pas compte du danger que nous faisons courir à la Côte d'Ivoire quand on a certains comportements. Pour la Côte d'Ivoire, les poursuites effectives contre les personnes impliquées dans le blanchiment des capitaux est un signal fort. Il faut restaurer la confiance des partenaires internationaux pour la sortie de la liste grise du GAFI », a-t-il déclaré.

A l’écouter, l’heure de la ‘’tolérance’’ est désormais révolue. Car selon lui, si l’on doit toujours regarder l’âge des prévenus et faire fi de leurs manquements graves vis-à-vis de l’Etat ivoirien, les choses ne changeront jamais.
D’où son appel à condamner les mis en cause dans cette affaire. « Cette procédure est un élément pour montrer l'engagement de la Côte d'Ivoire à lutter contre le blanchiment des capitaux. Madame la présidente, soyez sans état d'âme. La jeunesse des prévenus ne doit pas vous impressionner », a-t-il plaidé. De leurs côtés, l’Etat de Côte d’Ivoire et cette société de pari national ont successivement réclamé deux milliards et un milliard de F CFA.
Rappelons que le Parquet a également réclamé 36 mois de prison ferme contre un opérateur économique, vendeur de voitures dans la procédure et 240 millions FCFA, en plus amende de 480 millions de F CFA contre la société de cet opérateur économique.
La défense devra, dans sa plaidoirie qui prévue dans les prochains jours, plaider en faveur de ses clients. Si cette affaire semblait être oubliée par de nombreux Ivoiriens, l’audience de ce jour montre bien la volonté de l’Etat ivoirien de mettre fin à tout ce qui est blanchiment des capitaux et l’exposition des billets de banques sur les réseaux sociaux.