Faits divers

Abidjan : La "Nuit des DjandXXX" s’éteint avant même d’avoir commencé

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Abidjan s’apprêtait à vivre une nuit pas comme les autres au rythme d’une nuit annoncée comme “inoubliable”. Mais derrière les promesses de fête, l’ombre d’un scandale s’est rapidement dessinée. Résultat ,la “Nuit des DjandXXX” s’est éteinte avant même le premier son, laissant place aux agents de la police.

Ils promettaient une soirée hors du commun, une ambiance de folie, des rencontres "inoubliables". L’affiche tournait sur les réseaux, attirait l’œil, faisait parler… puis choquait. L’événement, baptisé "La Nuit des DjandXXX", devait se tenir à Angré Djorogobité, rue des Bas. Très vite, il s’est imposé dans les fils d’actualité.

Mais derrière les promesses d’une nuit "sans limites", la com’ un peu trop provocante a fait réagir. Pendant que certains achetaient déjà leurs billets, les autorités, elles, gardaient un œil bien ouvert. Les contenus diffusés ont été jugés obscènes, et clairement pas dans les clous de la moralité publique. La réponse n’a pas traîné. Le moralisateur, la Brigade Mondaine de la Préfecture de Police d’Abidjan est entrée en action. Grâce aux investigations, les responsables de cette campagne polémique ont été identifiés. Bilan, deux organisateurs interpellés. Soupçonnés d’être derrière la diffusion des contenus litigieux, ils ont été conduits devant les services compétents. Ils devront désormais s’expliquer devant la justice.

Pour certains c'est juste d'amuser la galerie , cependant les organisateurs eux ils étaient a fond dans leur projet pas catholique. Par ailleurs, ce qui devait être une "nuit inoubliable" s’est transformé en rendez-vous manqué. Pour les fêtards, la soirée a capoté avant même de démarrer. Pour les organisateurs, le seul vrai rendez-vous qu’ils ont eu… c’est avec la police et non pas la moindre la Brigade Mondaine.

Ainsi, à l’ère des réseaux sociaux, une affiche peut suffire à transformer une idée en phénomène. Mais entre provocation et transgression, la frontière est mince. Ce qui devait être une fête s’est mué en affaire judiciaire, rappelant que la quête de visibilité ne peut se faire au détriment des règles et de la morale publique. Finalement, la “Nuit des DjandXXX” aura surtout éclairé une réalité  dans le monde hyperconnecté, le buzz peut être éphémère. Mais ses conséquences, elles sont, bien réelles.