
Les faits
Tout a commencé vers 19 heures. Les effectifs du commissariat du 26ᵉ arrondissement de Marcory Aliodan se sont déployés dans les sous-quartiers, en remontant jusqu’aux abords de la lagune, une zone particulièrement surveillée à cause du trafic de stupéfiants.
En cours de route, les forces de l’ordre ont mis la main sur deux fumoirs à ciel ouvert : l’un au quartier Milieu d’Anoumabo, l’autre en bordure de la lagune à Sans-fil. Sur place, elles ont saisi 32 boulettes de cannabis, trois plaquettes de tramadol, deux plaquettes de comprimés « Royal » et un paquet de feuilles OCB.
Mais l’opération ne s’est pas arrêtée là. Quatre jeunes hommes, âgés de 19 à 23 ans, ont été interpellés. Selon les enquêteurs, ils seraient impliqués dans la vente de drogue et dans des actes violents, notamment des rixes à la machette et des agressions à main armée. Z.J.C, alias « Méchant Méchant », 23 ans, Burkinabé sans emploi. Il serait vendeur de drogue et proche d’un chef de gang actuellement détenu au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. D.A.J, alias « Le Baron », 19 ans, Ivoirien, mécanicien de son état. Il est soupçonné d’être un membre influent d’un gang qui opère à Koumassi. K.S, 19 ans, Ivoirien, qui se dit soudeur. Il a été arrêté à Sans-fil . Et K.M, 21 ans, Ivoirien sans emploi, également arrêté à Sans-fil.
Ces arrestations tombent à un moment précis : certains individus tenteraient en effet de relancer doucement leurs activités criminelles, entre trafic et violences. La stratégie des autorités est donc claire : maintenir la pression avant que de nouveaux circuits ne s’installent durablement.
L’opération a duré près de neuf heures, jusqu’à 3 h 45, sans aucun incident. Sur instruction du procureur de la République, les quatre suspects ont été déférés dès le vendredi 21 août 2026, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une chose est sûre : les choses ne vont pas s’arrêter là. Du côté d’Anoumabo comme de Sans-fil, la police annonce déjà de nouvelles interventions dans les prochains jours. Objectif : empêcher le retour des fumeries et des gangs, et rendre à ces quartiers de Marcory un calme qui dure vraiment.