
Dans ce texte daté du 4 janvier, les six pays dénoncent « les actions militaires menées unilatéralement sur le territoire vénézuélien, contraires aux principes fondamentaux du droit international ». Ils s’opposent également à « toute tentative de prise de contrôle gouvernemental, d’administration ou d’appropriation étrangère des ressources naturelles et stratégiques ».
Les signataires insistent sur le fait que la crise vénézuélienne doit être résolue par des moyens pacifiques : dialogue, négociation et respect de la volonté du peuple, sans ingérence extérieure. Ils rappellent leur attachement aux principes de la Charte des Nations unies et mettent en garde contre « un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité régionales », soulignant que la population civile est directement menacée.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, qui avait déjà dénoncé l’opération américaine le 3 janvier, a réaffirmé la position de Madrid : « L’Espagne n’a pas reconnu le régime de Maduro. Mais elle ne reconnaîtra pas non plus une intervention qui viole le droit international et plonge la région dans l’incertitude et la confrontation. » Dans une lettre adressée au Parti socialiste ouvrier, il a ajouté que cette violation du droit international rappelle l’importance pour l’Espagne de défendre partout et toujours le règlement pacifique des conflits.