
Accueillie par le général Horta N’Tam, chef de la transition, la mission s’inscrit dans le prolongement des décisions du 68ᵉ sommet de la CEDEAO tenu à Abuja, qui exige un retour rapide à l’ordre constitutionnel après le coup d’État du 26 novembre.
À l’issue de la rencontre, Julius Maada Bio a salué sur X des « discussions constructives », réaffirmant l’appel de l’organisation régionale à une « transition courte menée par un gouvernement inclusif reflétant la diversité politique et sociale du pays ».
De leur côté, les militaires bissau-guinéens ont insisté sur la nécessité d’une « période de sécurité » avant la tenue d’élections, estimant qu’une durée d’un an serait insuffisante pour stabiliser le pays. La question des détenus politiques reste au cœur des négociations. Après une première médiation sénégalaise, six proches de l’opposant Domingos Simões Pereira ont été libérés, tandis que ce dernier demeure en détention. Trois autres opposants ont été relâchés le 8 janvier, selon l’AFP.
La CEDEAO réclame la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers, jugeant leur détention incompatible avec l’instauration d’un climat de confiance. Les autorités militaires privilégient toutefois une libération progressive, sans calendrier défini.
Outre la libération des prisonniers, la CEDEAO exige une transition de courte durée, la formation d’un gouvernement inclusif et la protection des institutions nationales par sa Mission d’appui à la stabilisation. L’organisation menace de sanctions ciblées contre toute entrave au processus et appelle l’Union africaine ainsi que les partenaires internationaux à soutenir ses efforts.