
L’annonce officielle a été transmise aux transporteurs via une messagerie interne, selon Reuters. Or, loin de se résigner, le président américain a répliqué. Furieux du revers judiciaire, il a annoncé une nouvelle surtaxe de 15 %, fondée sur une autre loi, et qui entrera en vigueur dès mardi. Autrement dit, si les taxes annulées disparaissent, elles seront immédiatement remplacées par une mesure alternative.
Dans ce contexte, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a tenté de rassurer. Dimanche, sur CBS, il a affirmé que ce revers ne remettrait pas en cause les accords commerciaux conclus avec l’Union européenne, la Chine et d’autres partenaires. « Nous menons des discussions actives », a-t-il insisté, soulignant la volonté de Washington de respecter ses engagements.
Cependant, l’incertitude demeure. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a reconnu ne pas être en mesure d’évaluer pleinement les conséquences de la décision de la Cour suprême. Elle a rappelé l’importance de la clarté dans les relations commerciales internationales, espérant que la situation sera « suffisamment examinée sur la durée » pour éviter de nouveaux défis.
De son côté, la Commission européenne a réagi fermement. Dans un communiqué, elle a exhorté les États-Unis à respecter l’accord commercial conclu avec l’UE. « Un accord est un accord », a martelé Bruxelles, rappelant que l’Union honore ses engagements et attend la même attitude de Washington.
Enfin, la Chine a également pris position. Lundi, Pékin a indiqué procéder à une évaluation complète de la décision américaine, tout en pressant Washington de lever ses mesures « unilatérales ». Le ministère du Commerce chinois a insisté sur la nécessité d’annuler les droits de douane imposés sans concertation.