
Actuellement, la législation prévoit des peines allant d’un à cinq ans de prison. Or, le texte présenté par le chef du gouvernement propose de porter ces peines à un minimum de cinq ans et jusqu’à dix ans d’emprisonnement. « Toute personne qui aura commis un acte contre-nature sera punie d’un emprisonnement de cinq à dix ans », a-t-il déclaré lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale.
Ce projet de loi devra désormais être soumis au vote des parlementaires. Si le texte est adopté, il marquera un durcissement notable de la répression légale. D’autant plus que, ces dernières semaines, plusieurs arrestations pour homosexualité présumée ont été rapportées par les médias locaux, ce qui alimente un climat de tension et de crainte au sein de la communauté LGBTQ+.
Ainsi, le Sénégal s’apprête à franchir une étape supplémentaire dans la pénalisation des relations homosexuelles, une décision qui ne manquera pas de susciter des réactions, tant sur le plan national qu’international.