
Adopté en Conseil des ministres dans la soirée du mercredi 18 février, le texte prévoit d'alourdir les peines prévues pour les personnes reconnues coupables d'« actes contre nature » et de les étendre aux organisations qui font « l'apologie » des relations homosexuelles. La nouvelle loi doit cependant encore recevoir l'approbation des députés avant d'entrer en vigueur. Selon RFI, c'était une promesse électorale du Pastef aujourd'hui au pouvoir : au Sénégal, un projet de loi plus répressif contre l’homosexualité a été adopté en Conseil des ministres, dans la soirée du mercredi 18 février. Porté par le gouvernement, il prévoit notamment de durcir les peines prévues dans l'article 319 du Code pénal pour les personnes reconnues coupables d'actes dits « contre nature », mais aussi de modifier la définition et d'interdire la promotion de ces derniers.
Si ce nouveau texte propose de doubler les peines de prison - pour les porter à dix ans - et d'alourdir les amendes - qui pourraient atteindre jusqu'à 10 millions de F CFA contre seulement 1,5 million actuellement - prévues jusqu'alors, sa grande nouveauté réside dans l'extension de ces sanctions à tous ceux qui se rendraient coupables d'« apologie » des relations homosexuelles.
Avant d’être définitivement adoptée, le nouveau projet de loi doit encore être soumis à un vote des députés.
Bema Bakayoko