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Assassinat de Khamenei : La CIA, citée chef d’orchestre invisible

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Le 28 février, une frappe israélienne a tué l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis trente-six ans.

Selon le New York Times, cette opération n’aurait pas été menée par Israël seul, la CIA aurait joué un rôle déterminant en fournissant des renseignements jugés « d’une grande précision ».

D’après des sources proches du dossier, l’agence américaine suivait depuis plusieurs mois les déplacements et les communications du guide suprême. Forte de l’expérience acquise lors de la guerre des douze jours, elle aurait identifié la présence de Khamenei dans un complexe gouvernemental le matin du 28 février. Ces informations auraient conduit Washington et Tel-Aviv à ajuster le calendrier de leur attaque. Ainsi, des avions israéliens ont tiré des missiles sur le bâtiment, tuant Khamenei et plusieurs hauts responsables du renseignement iranien.

Dans son article du 1er mars, le New York Times insiste sur « l’étroite collaboration » entre les services américains et israéliens, décrivant l’opération comme le résultat de mois de préparation et d’un travail de renseignement méticuleux. Le président américain Donald Trump, revendiquant la réussite de cette frappe, a déclaré sur son réseau social que « ni lui ni les autres dirigeants tués avec lui n’ont pu échapper à nos systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués ». Selon lui, cette élimination offrirait « l’occasion la plus précieuse pour le peuple iranien de reprendre le contrôle de son pays ».

Cependant, cette attaque soulève de vives critiques. Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé un « assassinat cynique, contraire à toutes les normes de la morale humaine et du droit international ». Une condamnation qui met en lumière l’ambivalence des chancelleries occidentales : promptes à invoquer le droit international dans certains conflits, elles n’hésitent pas, dans d’autres, à s’en affranchir pour justifier des offensives unilatérales.

En définitive, l’assassinat de Khamenei illustre non seulement la puissance des alliances secrètes entre Washington et Tel-Aviv, mais aussi les tensions diplomatiques qu’elles ravivent sur la scène internationale.