
Selon des indiscrétions concordantes, une note interne de la Direction générale de la police nationale (DGPN), dont certaines copies circulent déjà parmi les unités, confirme l’ouverture d’une procédure disciplinaire visant les agents ayant replié lors de l’attaque. Ce repli, qualifié de « motivé par des raisons mûrement réfléchies » par des sources policières, est désormais au cœur d’un contentieux interne. Cette affaire ravive un malaise persistant au sein de plusieurs unités engagées dans la lutte contre l’insécurité. Des tensions similaires avaient déjà éclaté au sein de l’unité GUMI 14, qui avait refusé de reprendre le terrain tant que certaines doléances n’étaient pas prises en compte. Faute de résolution, cette unité avait finalement été dissoute, marquant un précédent lourd de conséquences.
Pour des motifs comparables, d’autres éléments ayant replié après des attaques récentes seraient également visés par de nouvelles sanctions, indiquent les mêmes sources. Bien avant ces événements, 41 policiers du camp CRS de Fada Ngourma avaient eux aussi subi des mesures disciplinaires, dont des mutations jugées arbitraires, après avoir exprimé de manière collective des revendications similaires.
Ces procédures disciplinaires successives témoignent d’un climat de crispation au sein des forces de sécurité, déjà fortement sollicitées par la montée des attaques armées dans l’est du pays.
Affaire à suivre, dans un contexte sécuritaire toujours volatil.
Yacouba Doumbia