
Selon l’enquête dite Africa Polytology, la Centrafrique a joué un rôle prépondérant à l’entrée de Wagner en Afrique. L’objectif de Wagner était clair. S’emparer des pays comme le Sénégal, la République de Guinée, le Soudan et L’Érythrée. Une ambition qui a vu naître, l’Alliance des États du Sahel ( AES) avec Abdourahamane Tiani au Niger, Ibrahim Traoré au Burkina Faso et Assimi Goïta au Mali. Ces nouveaux chefs d’État ayant des sentiments anti-français ont signé des partenariats avec la Russie à travers Wagner.
Les pays de l’AES sont arrivés à faire croire à leurs populations, que cette collaboration avec Wagner, leur permettra d’être plus souverainistes et de lutter contre le terrorisme. Et surtout de se libérer contre la France et ses partenaires africains dont la Côte d'Ivoire.
« Briser l'image de l'Occident comme un partenaire sécuritaire fiable, fragiliser les opérations logistiques de l'Africom [le commandement militaire américain pour l'Afrique, entre la Méditerranée et l'Afrique subsaharienne, obtenir de nouveaux alliés lors des votes aux Nations unies, entrer sur de nouveaux marchés pour les hydrocarbures, les armes ou les produits agricoles », tel était le plan on ne peut plus clair de Wagner pour, s’installer en Afrique de l’Ouest. Au Niger, Mali et Burkina Faso, un plan de communication est établi et adapté à chaque pays. 51 300 dollars ( environ 28 728 000 F CFA ) au Niger en mai 2024, ou de 64 500 ( environ 36 120 000 F CFA ) dollars en septembre 2024 dans ce même pays.
Les pays de l’AES ont utilisé des cyberactivistes et des organes de presse acquis à leur cause, afin d’encrer Wagner comme le " libérateur de l’envahisseur " , parlant de la France. L’enquête Africa Polytology a permis de découvrir plusieurs millions en F CFA qui ont été remis à des organes de presse en Centrafrique et au Tchad pour la propagande de Wagner.
Selon RFI qui fait partie du consortium qui révèle l’enquête, il existe une incohérence entre les montants versés et ceux qui ont été été reçus.
Bema Bakayoko