
Le ministère des Affaires étrangères, dans une note publiée le 29 avril, souligne que la situation sécuritaire demeure « extrêmement volatile ». Dès lors, il rappelle qu’il est formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif. Dans ce contexte, les Français encore présents sont invités à rester chez eux, à maintenir le contact avec leurs proches et à les tenir régulièrement informés.
Par ailleurs, près de 4 200 Français sont inscrits au registre consulaire, auxquels s’ajoutent environ 3 000 non-inscrits. Aux deux tiers, il s’agit de binationaux installés principalement à Bamako. Pendant ce temps, le chef de la junte, le général Assimi Goïta, est réapparu à la télévision nationale le 28 avril. Il a affirmé que la situation, bien que d’une « extrême gravité », était désormais « maîtrisée ». Toutefois, les faits contredisent ce discours : le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors des attaques, et les forces rebelles ont pris le contrôle de Kidal.
Ainsi, malgré les assurances des autorités locales, l’incertitude demeure. Entre les consignes de prudence du Quai d’Orsay et les déclarations de la junte, les ressortissants français se retrouvent face à un dilemme, rester dans un pays en proie à l’instabilité ou partir au plus vite pour leur sécurité.