
Une attaque directe et surprenante,en effet, la veille du départ du souverain pontife, Donald Trump a publié un long message sur son réseau Truth Social. Dans ce texte, le président américain accuse Léon XIV de soutenir le programme nucléaire iranien et de s’être opposé à l’opération militaire menée par Washington au Venezuela en janvier. Ainsi, Trump reproche au pape de critiquer son action politique, affirmant qu’il « fait exactement ce pour quoi il a été élu, de façon écrasante », à savoir réduire la criminalité et stimuler le marché boursier.
La réponse mesurée du pape, face à ces attaques, Léon XIV a choisi de ne pas entrer dans la confrontation. À bord de l’avion qui l’amenait en Algérie, il a déclaré aux journalistes : « Je ne suis pas un politicien, je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec lui. Le message est toujours le même : promouvoir la paix. » Par cette réponse, le pape a réaffirmé sa volonté de se placer au-dessus des querelles politiques, en insistant sur la mission universelle de l’Église : défendre la paix et le dialogue.
Ainsi, malgré les tensions diplomatiques, cette tournée africaine prend une dimension particulière. Non seulement elle vise à renforcer la place du continent dans les débats mondiaux, mais elle illustre également la détermination du pape à poursuivre son action spirituelle, indépendamment des critiques venues de la sphère politique.