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Dépêché auprès des pays de l’AES : Lansana Kouyaté commence son périple par Ouagadougou

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Il a été reçu le vendredi 22 mai dernier à Ouagadougou par le capitaine Ibrahim Traoré. « Nous avons parlé de sujets assez complexes qui touchent la sécurité, la stabilité de nos pays », indique le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État. En tant que Médiateur, Lansana Kouyaté dit plaider pour une coopération exemplaire entre la CEDEAO et la Confédération AES pour le bien-être des populations. Il faut donc, selon lui, travailler à maintenir une coopération entre les deux entités ; « une coopération nécessaire par les discussions géographiques.

Après tout, la géographie unit ces deux entités, l'AES et la CEDEAO », rappelle-t-il. Il s’agit surtout, selon le négociateur en Chef et Médiateur de la CEDEAO de permettre aux populations de continuer à aller de part et d'autre. De son entretien avec le capitaine Ibrahim Traoré, Lansana Kouyaté affirme que le Président (ndlr : capitaine Ibrahim Traoré ) a donné des instructions (… ), des instructions qui sont éclairées et je crois que nous en profiterons abondamment », ajoute Lansana Kouyate. Après, le Pays des Hommes intègres, Lansana Kouyaté doit se rendre tour à tour au Mali, puis au Niger. Lansana Kouyaté qui a réussi à prendre langue avec l’homme fort du Faso est un homme rompu aux négociations.

Lors de la crise en Côte d’Ivoire, il a été nommé représentant spécial de l’Organisation Internationale de Francophonie (OIF) à l’époque où l’ancien président du Sénégal, Abdou Diouf, présidait aux destinées de cette instance. Il a présidé par le passé aux destinées de la CEDEAO. L’entame de sa mission vers les pays du Sahel si elle est difficile n’est pas impossible. Les pays de l’AES semblent être prêts à mettre un peu d’eau dans leur vin. Le Mali et le Niger étaient présents à l’investiture du nouveau président béninois, Romuald Wadagni. Il y a quelques mois en arrière, cela était presqu’impensable, et c’est tant mieux pour les populations de la zone ouest-africaine. Car, ce sont elles (les populations) qui sont placées au centre des discussions.