
Dans un communiqué publié mercredi 29 avril, l'organisation précise que ces exécutions sont justifiées par différentes accusations : participation aux manifestations de janvier 2026, soupçons d'appartenance à des groupes d'opposition, ou encore espionnage. En parallèle, la plupart des arrestations concernent des infractions considérées comme des menaces pour la sécurité nationale.
Mais au-delà des chiffres, l'ONU tire la sonnette d'alarme sur les conditions de détention. De nombreux prisonniers auraient subi de graves violations : disparitions forcées, torture ou traitements inhumains. L'instance dénonce aussi le recours à des aveux forcés, parfois diffusés à la télévision, ainsi que des simulacres d'exécution. Face à cette situation, le Haut-Commissaire Volker Türk s'est dit « profondément préoccupé ». Il a appelé les autorités iraniennes à stopper immédiatement les exécutions, à instaurer un moratoire sur la peine de mort et à garantir des procès équitables. Il a aussi demandé la libération des personnes détenues arbitrairement.
Pendant ce temps, plusieurs organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, rappellent que l'Iran est l'un des pays qui exécute le plus, juste derrière la Chine. Parmi les cas marquants, celui de Bita Hemmati, condamnée à mort pour avoir, selon plusieurs ONG, lancé des blocs de béton sur les forces de sécurité pendant les manifestations. Entre exécutions, arrestations massives et conditions de détention alarmantes, la communauté internationale craint une nouvelle escalade des violations des droits fondamentaux en Iran.