
Abdoulaye Wade est né d’une famille de centenaire. Son père est décédé à cent et un an. Sa grand-mère maternelle a rendu l’âme à cent vingt et un an. Abdoulaye Wade a obtenu son bac en 1950 au Lycée de Condorcet à Paris. Très tôt, il se lance dans plusieurs facultés d’étude. Mathématiques, physique, droit, sciences économiques, lettres… Il commence sa carrière politique à Paris au début de sa carrière d’avocat. Abdoulaye Wade intègre alors le bureau national de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF). Il rejoint Laurent Gbagbo, Ibrahim Boubacar Keita.
Début du parcours politique
En 1973, Abdoulaye Wade crée, le " Manifeste des 200" avec quatre autres compatriotes. Il arrive à convaincre Leopold Sedar Senghor, que ce n’est pas un parti d’opposition. Mais plutôt, un parti de contribution. Il commence les activités du " Manifeste des 200", en 1974, en marge d’un sommet de L’organisation de l’unité africaine ( OUA). Abdoulaye Wade crée ensuite, le Parti démocratique sénégalais ( PDS). Abdoulaye Wade devient député en 1978, sous l’étiquette du PDS après des élections législatives. Le PDS acquiert dix sept sièges au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal. Une élection présidentielle a lieu en 1978, Abdoulaye Wade ose se présenter face à Senghor qui est président sortant. Il a été laminé avec 18% contre 82% pour Senghor. En 1974, son militantisme politique l’emmène en prison pour la troisième fois. En 1983, en 1988 et en 1993, Wade s’est présenté aux élections présidentielles face à Abdou Diouf. Il s’est incliné lors des trois scrutins. Abdoulaye Wade n’en démord pas. Il est nommé ministre d’État, dans un gouvernement sous l’ère Diouf en 1995.

Il se représente à la présidentielle de février de l’an 2000, après un replie stratégique à Paris en 1999. Face à Abdou Diouf et Niasse, Abdoulaye Wade vient en deuxième position. Chacun d’eux obtient respectivement, 41,3%, 16,7% et 31%. Un deuxième tour s’impose. Niasse demande à ses partisans de voter pour Wade. Le 19 mars 2000, Abdoulaye Wade remporte la présidentielle face à Diouf, avec 58, 5%. Diouf s’est incliné avec 41,5%. Ce dernier adresse ses félicitations à son adversaire, avant même la proclamation des résultats, le 20 mars 2000.
Abdoulaye Wade imprime ses marques au palais présidentielle de la République du Sénégal. En 2007, il rempile à sa propre succession. En 2012, il est encore candidat face à son ancien Premier ministre Macky Sall. L’octogénaire d’alors, obtient 34,8 % et 26,5% des voix. Le deuxième tour s’annonce comme en l’an 2000. Sall reçoit les soutiens de Niasse, Tanor et Seck. L’ancien chef de gouvernement s’impose de 65,8% contre 34,2% pour Wade.
Comme à l’accoutumé des présidentielles sénégalaise où le chef d’État sortant perd, Wade adresse ses félicitations à Sall au soir de l’élection. Durant une dizaine d’année avant de perdre la présidentielle, Abdoulaye Wade a tenté vainement de faire de son fils, Karim Wade son successeur au palais présidentiel. Karim Wade est condamné à six ans de prison en 2015, pour enrichissement illicite.
Bema BAKAYOKO