
Dix-sept détenus, dont une jeune fille, ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat général à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville (MACB). Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo, lors du lancement de l’épreuve d’anglais.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de centre de la MACB, Kevin Wilfrid Makosso. Les dix-sept candidats, tous inscrits en série A, se répartissent entre onze candidats libres et six candidats officiels. Selon les responsables du centre, les premières épreuves se sont déroulées dans un climat de sérénité, comparable à celui observé dans les autres centres d’examen du pays. Afin de garantir le bon déroulement de cette session, toutes les dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises conformément aux exigences des examens d’État.
Pour Jean-Joël Komo, cette participation traduit la volonté des autorités pénitentiaires de faire de l’éducation un véritable levier de réinsertion. « La Direction générale de l’administration pénitentiaire œuvre chaque année pour permettre aux détenus qui remplissent les conditions requises de prendre part aux examens d’État », a-t-il indiqué. Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis 2017, la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville présente régulièrement des candidats aux différents examens nationaux, offrant ainsi à de nombreux détenus l’opportunité de poursuivre leur parcours scolaire malgré leur situation carcérale.