
Le bilan, encore provisoire, fait état d’au moins 22 personnes tuées sur le coup et de 37 blessés, selon l’Agence nigérienne de presse, qui s’appuie sur un communiqué du ministère des Transports et de l’Aviation civile publié le lendemain. Parmi les victimes, 17 étaient des militaires. Ils venaient de terminer leur formation au centre d’instruction d’Aroungouza (CIA), dans la région de Zinder, et se dirigeaient vers la capitale, Niamey, quand le drame est arrivé.
Face à cette tragédie, les autorités nigériennes ont réagi rapidement. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette collision meurtrière. Les transporteurs concernés, eux, ont été convoqués le 10 août, « afin d’être mis devant leurs responsabilités », précise le ministère. Le ministre des Transports, le colonel-major Abdourahamane Amadou, a annoncé que des « mesures fortes et durables » seraient prises pour éviter que de tels drames ne se reproduisent sur les routes du pays. Et de rappeler que « les sanctions prévues par la réglementation en vigueur leur seront appliquées ».
Une décision qui intervient alors que la nécessité de renforcer les normes de sécurité dans le transport routier se fait de plus en plus pressante, notamment sur l’état technique des véhicules et sur les conditions de travail et de repos des conducteurs, rapporte l’agence de presse nigérienne.