
La procédure est engagée par les procureurs généraux de 29 Etats américains, dont la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey. Ils reprochent notamment à Meta d’avoir intégré à Instagram et Facebook des fonctionnalités destinées à retenir durablement les jeunes utilisateurs, telles que le défilement infini, les notifications et les systèmes de « likes ».
Selon les plaignants, l’utilisation de ces plateformes pourrait notamment contribuer à des problèmes de santé mentale chez les jeunes, comme l’anxiété, la dépression, les troubles alimentaires, les troubles du sommeil et l’automutilation.
Les Etats accusent également Meta d’avoir collecté des données concernant des enfants et d’avoir enfreint des règles relatives à la protection des consommateurs et à la vie privée des mineurs. Ils réclament des changements dans le fonctionnement des plateformes, notamment concernant le défilement et l’utilisation des données des jeunes.
L’enjeu financier est considérable. Les Etats évoquent jusqu’à 1 400 milliards de dollars de pénalités potentielles, tandis que Meta, qui conteste fermement les accusations et défend les mesures prises pour protéger les adolescents, propose une sanction de quatre millions de dollars. La capitalisation boursière de Meta est estimée à environ 1 500 milliards de dollars, note-on.
La procédure intervient après plusieurs décisions défavorables à Meta. En mars, un jury du Nouveau-Mexique avait notamment retenu la responsabilité du groupe dans des pratiques liées à la sécurité et à la santé mentale des enfants. La sélection des jurés débute mercredi, tandis que les débats doivent commencer le 18 août pour une durée prévue de six semaines. Le directeur général de Meta, Mark Zuckerberg, figure parmi les témoins attendus.
