
Concrètement, l’institution a mis en ligne deux listes provisoires : celle des bons élèves, qui ont rempli leur devoir de transparence, et celle des retardataires, toujours selon des médias internationaux.
Sur un peu plus de 3 000 personnes assujetties, 56 % avaient donc rendu leur déclaration avant l’échéance du 31 juillet. Côté personnalités publiques, tout le gouvernement est en règle, tout comme le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.
Mais le tableau est moins flatteur pour certains agents de l’État : plusieurs centaines d’entre eux figurent sur la liste provisoire des défaillants. Le ministère de l’Intérieur en compte 252, et celui de l’Économie 247.
Pour Moustapha Ka, le président de l’OFNAC, l’objectif n’est pas de pointer du doigt qui que ce soit. « Ce n’est ni de la délation, ni une manière de jeter le discrédit sur quelqu’un. Nous aussi, nous sommes observés, par des investisseurs, des entreprises, des multinationales qui hésitent encore à venir. Mais s’ils constatent que l’agent public sénégalais fait preuve de droiture, de probité et de transparence, ça les rassure et ça les encourage à s’implanter ici. »
Les chiffres montrent en tout cas une nette progression : 1 023 déclarations reçues en 2026, contre seulement 114 deux ans plus tôt. Et le mois de juillet a été particulièrement chargé, avec 816 déclarations à lui seul.
Ceux qui n’ont pas encore régularisé leur situation ont encore un peu de marge avant la publication de la liste définitive. Mais attention : les contrevenants s’exposent à de sérieuses sanctions, notamment une retenue allant jusqu’à 25 % de leur salaire, voire une interdiction d’exercer dans la fonction publique.