
Ils étaient aux mains de groupes armés affiliés à la coalition formée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement séparatiste actif dans le nord du pays.
Sur place, le chef d’état-major général des armées, le général Élysée Jean Dao, est venu les accueillir en personne. Il a salué leur courage et leur dignité, promettant un suivi médical gratuit et un rattrapage des avantages perdus pendant leur détention. Selon l’état-major, cette libération est l’aboutissement d’un « processus engagé dès leur capture », avec une planification et une mobilisation coordonnées. Mais aucun détail n’a filtré sur les modalités de l’opération, le lieu exact ou les intermédiaires ayant permis cet aboutissement.
Le général a également tenu à dénoncer la campagne de propagande menée sur les réseaux sociaux par les groupes terroristes, qui tenteraient, selon lui, de compenser leurs revers militaires par une guerre de l’information. Il a aussi rappelé que les autorités entendent poursuivre les efforts pour libérer tous les autres soldats encore détenus, alors que ces groupes visaient, lors des attaques du 25 avril, à déstabiliser les institutions de la République.
De leur côté, les soldats libérés ont tenu à remercier les autorités maliennes pour leur mobilisation. La presse locale rapporte qu’ils se disent prêts, si besoin, à reprendre du service et à retourner au front, fidèles à leur serment de défendre l’intégrité territoriale du pays ainsi que les populations et leurs biens. La cérémonie s’est achevée par une minute de silence, en hommage aux membres des forces armées tombés dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour rappel, le Front de libération de l’Azawad avait diffusé une vidéo le 31 juillet affirmant détenir plus de 200 militaires maliens, capturés en avril lors de la prise de Kidal, puis en juillet durant les affrontements à Anéfis et Tabrichat, deux localités du nord-est du Mali.