
Le député insoumis Sébastien Delogu a été placé en garde à vue ce jeudi. « Le parquet de Marseille confirme le placement en garde à vue de Sébastien Delogu dans le cadre de l'enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique », a confirmé le parquet de Marseille à la presse française.
Le député de La France Insoumise, à en croire la presse française, s’est rendu ce jeudi au commissariat à Marseille, en compagnie de son avocat, pour une audition portant sur cette altercation qui s'est produite lundi. De fait, trois policiers avaient porté plainte suite à l'incident, tout comme le député LFI, dont l'avocat Yonès Taguelmint a confirmé jeudi qu'une plainte contre X avait été déposée pour injures et violences physiques.
A en croire le député, il rentrait dans sa copropriété et s'apprêtait à en fermer la porte laissée ouverte quand, explique-t-il, « une personne en habit de civil que je ne connais pas m'intime de la laisser ouverte. Je ne connais pas la personne, je ne lui fais pas confiance car on m'a déjà menacé donc je refuse de la laisser ouverte ». Et de poursuivre en relatant que « ces personnes me suivent jusqu'à mon domicile, je leur demande leur carte de police. Ils me sautent dessus en me traitant de bon à rien », ajoutant que l'un des agents après l’avoir invectivé lui a porté « un coup sur la poitrine ».
Les policiers quant à eux ont porté plainte pour « outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique », soutenant que le député s'était opposé « physiquement » à leur entrée dans l'immeuble, avant de les traiter notamment de « bande de fatigués ».
Député des quartiers Nord de Marseille, Sébastien Delogu s'était fait connaître du grand public en mai 2024 en brandissant un drapeau palestinien en séance à l'Assemblée nationale pour dénoncer la situation à Gaza. Toute chose qui lui vaudra une exclusion temporaire de l'hémicycle. Il sera également condamné en 2025 pour « violences aggravées » à l'encontre de deux cadres de l'Éducation nationale en marge d'un blocus lycéen en 2023 à Marseille. Il est appelé à comparaître le 21 octobre 2026 devant la justice pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des documents personnels d'un entrepreneur à qui il reprochait ses liens avec Israël.