
Le 24 août 2026, des habitants ont trouvé six dépouilles masculines dans une forêt d'Allassoyah, à Forécariah (sud-ouest de la Guinée). Les corps des victimes étaient ligotés et ils avaient les yeux bandés. Ce qui suscite de fortes craintes d'exécutions sommaires ou extrajudiciaires, soutiennent ces organisations de la société civile.
Poursuivant les descriptions des victimes, elles rappellent qu’elles étaient ligotées et les yeux bandés, ce qui « suscite de fortes craintes d'exécutions sommaires ou extrajudiciaires ». Cette découverte relance les inquiétudes sur les cas de disparitions forcées et d'enlèvements attribués à des dérives sécuritaires dans le pays, soulignent ces ONG.
L'appel des 20 ONG
Ainsi, des structures comme Afrikajom Center et le mouvement Tournons La Page réclament la lumière sur cette affaire en exigeant une enquête indépendante, impartiale et transparente. Ces ONG exigent également l'implication d'experts médico-légaux pour identifier les corps et établir les causes exactes des décès.
Enfin, elles exigent la fin de l'impunité face aux violences et aux atteintes aux droits humains en Guinée Lors de l’exhumation des corps, les autorités ont constaté que les six hommes avaient les mains ligotées et les yeux bandés. Les victimes n’ont pas encore été identifiées. L’une d’elles serait âgée d’une soixantaine d’années, rapportent des sources. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la mort des six personnes et d’identifier les éventuels responsables. Un engagement du gouvernement de la Guinée que vingt organisations de la société civile suivent de près pour que prenne fin au pays du Sily (éléphant) l’impunité.
Demba DIALLO