
Ils sont au moins 139 migrants, dont des enfants, qui ont péri dans le naufrage d'une embarcation au large de Djibouti. En plus de ce triste bilan humain, on déplore également plusieurs dizaines de portés disparus. « Le bilan de 109 morts s'est alourdi après la découverte de 30 corps supplémentaires », a annoncé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L'embarcation transportait, à en croire des survivants, 350 personnes de Djibouti vers le Yémen. C’est à hauteur de Gehere, au nord de la ville djiboutienne d'Obock que l’embarcation va chavirer. « Nos équipes sont sur le terrain aux côtés des autorités locales pour apporter une aide d'urgence. Cette tragédie nous rappelle brutalement les dangers auxquels sont exposés les migrants le long de cette route migratoire », a déploré Alexandre Coissac, chef de mission de l'OIM à Djibouti.
Si plus de 80 personnes (toutes de nationalité éthiopienne) ont survécu à ce naufrage, l’OIM dénombre, dans son premier bilan 109 morts au nombre desquels on compte 52 hommes, 42 femmes et 15 enfants, dont neuf filles et six garçons. Un bilan lourd pour lequel l'Union africaine (UA) a appelé ce dimanche à « lutter contre le trafic de migrants ».
En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou ont été portés disparus sur la « route de l'Est », qui relie la Corne de l'Afrique au Yémen via Djibouti, avant de se poursuivre vers d'autres destinations. Le nombre de personnes empruntant cet itinéraire a augmenté de 18% sur cette période, selon l'OIM.