
Macky Sall a retiré sa candidature en « espérant contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ». Une décision prise après avoir consulté les présidents sénégalais et burundais. Le vendredi 16 octobre 2026, tous les candidats au poste de secrétaire général des Nations unies s'étaient vu opposer un veto par les membres permanents du Conseil de sécurité. Ce qui ouvre la porte à d'éventuelles nouvelles candidatures. « Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d'une candidature issue de la région d'Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine », a expliqué Macky Sall.
Portée initialement par le Burundi, la candidature de Macky Sall était contestée au Sénégal, où il est accusé d'avoir caché une partie de la dette du pays. Par ailleurs, des victimes de la répression des manifestations de 2021-2024 s'opposaient à sa candidature ; aujourd'hui, le collectif de victimes prend acte de la décision, mais demande toujours justice et réparation, explique notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois.
Dans son communiqué, Macky Sall dit avoir pris sa décision après avoir consulté le président burundais, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, ainsi que Bassirou Diomaye Faye. Il explique vouloir contribuer à une candidature consensuelle au Conseil de sécurité.
Déposée par le Burundi le 2 mars, sa candidature n'a jamais fait l'unanimité, au Sénégal mais aussi ailleurs en Afrique. En mars, une vingtaine de pays de l'Union africaine, dont le Sénégal, refusaient de la soutenir. Le président Diomaye Faye avait changé de position en juillet, suscitant la surprise dans le pays. L'opposition avait alors parlé alors de « volte face incompréhensible ».