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Burkina Faso : La peine de mort rétablie huit ans après son abolition

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Huit ans après son abolition en 2018, le Burkina Faso a rétabli, le mardi 21 octobre 2026, la peine de mort dans un nouveau Code pénal, voté à l'unanimité par les 71 membres non élus de l'Assemblée législative du peuple.  

Le Burkina Faso a réintroduit le mardi 20 octobre 2026 la peine de mort dans un nouveau Code pénal, après un vote à l’unanimité des membres non élus de l’Assemblée législative du peuple (ALP), qui fait office de Parlement dans le pays. Le capitaine Ibrahim Traoré, avait annoncé officiellement son intention de rétablir la peine de mort en décembre 2025.  

Votée à l’unanimité des 71 parlementaires, « cette réforme législative vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens », selon le ministère de la Justice. Et le média d’Etat, l’Agence d’information du Burkina de rapporter que « les actes de terrorisme, l'espionnage, la trahison, le parricide et l'importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort sont désormais punis de la peine de mort ». 

A l’issue d’un Conseil des ministres tenu début décembre 2025 sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, un projet de loi portant code pénal avait été adopté. Il s’agissait du projet de loi rétablissant la peine de mort. Le ministre de la Justice, des Droits humains et chargé des Relations avec les Institutions, Edasso Rodrigue Bayala, avait alors relevé que cette réforme s’inscrivait dans la dynamique globale de modernisation du secteur judiciaire, afin d’offrir une justice davantage en phase avec les aspirations profondes du peuple.

Le nouveau texte rétablissait la peine de mort pour certaines infractions graves telles que la haute trahison, les actes de terrorisme et les actes d’espionnage. D’autres diverses sanctions étaient prévues dans le texte. Les crimes économiques ainsi que les détournements et les actes de corruption, les sanctions pouvaient aller jusqu’à l’emprisonnement à vie lorsque le montant détourné ou l’objet de l’infraction est supérieur ou égal à 5 milliards F CFA. 

Fin septembre, Ibrahim Traoré s'était exprimé au sujet de la peine capitale, lors d'un entretien télévisé avec la presse. Il indiquait que « si on prend un espion, la peine de mort qui est là, c'est ce qui sera appliqué. Même sous couvert d'un autre pays. Et les réactionnaires à l'intérieur qui sont leurs agents, si on prend quelqu'un dans la trahison, c'est sans pitié. Le sentimentalisme, c'est fini ».

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