International

Israël législatives : Netanyahou en tête des élections , mais sans majorité pour gouverner

israel-legislatives-netanyahou-en-tete-des-elections-mais-sans-majorite-pour-gouverner
© Droits réservés
PARTAGEZ
Les résultats des législatives en Israël, publiés le 30 octobre, donnent une avance pour le camp de Benyamin Netanyahou à 53 sièges sur 120. Devant, certes, mais loin des 61 nécessaires pour gouverner.

En face, le bloc de l'opposant Gadi Eizenkot suit de près avec 48 sièges. Le Likoud, le parti de Netanyahou, reste tout de même la première force du pays avec 27 députés. Sauf qu'avec cette configuration, personne n'a la majorité à la Knesset. Donc tout va se jouer maintenant dans les tractations pour former un gouvernement. C'était le premier scrutin depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Et les Israéliens se sont déplacés massivement : 77% de participation, du jamais vu depuis 1999. L'autre fait marquant, c'est la poussée des partis arabes. Raam et la Liste unifiée cumulent à eux deux 19 sièges.

Et c'est justement là que ça coince. Dans l'entourage de Netanyahou, certains crient au financement qatari qui aurait servi à acheter des voix. Des accusations balayées par Doha et par les partis visés. Gadi Eizenkot, lui, dénonce une manœuvre pour "délégitimer les résultats". Le Shin Bet a annoncé l'ouverture d'une enquête sur de possibles irrégularités, tout en précisant qu'il ne s'agit pas de remettre en cause le vote d'une communauté entière. La Commission électorale a aussi calmé le jeu, en rappelant que certaines infos qui circulent sont "entièrement infondées" et que l'enquête ne changera rien aux résultats définitifs.

La suite maintenant : les résultats doivent être remis mercredi au président Isaac Herzog. C'est lui qui va consulter tous les partis avant de désigner celui qui tentera de former le prochain gouvernement. Sauf que sans majorité claire, ça risque de durer des semaines. Et si personne n'y arrive, Israël pourrait repartir vers de nouvelles élections. Un scénario déjà vécu. Le tout sur fond de tensions régionales, alors que la guerre continue et que Netanyahou menace de relancer une opération contre l'Iran.