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Très critique envers Didier Drogba : Martial Gohourou se fait "démolir" sur la toile

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Les propos de Martial Gohourou à l'endroit de Didier Drogba n'ont pas tardé à provoquer une véritable vague d'indignation sur les réseaux sociaux.

Après la qualification de l'Argentine de Lionel Messi pour la finale de la Coupe du monde, le journaliste a vivement critiqué l'ancien capitaine des Éléphants de Côte d'Ivoire, estimant que son pronostic en faveur de l'Albiceleste ne relevait d'aucun exploit particulier. Il en a surtout profité pour remettre en cause les aptitudes de la légende ivoirienne à diriger la Fédération ivoirienne de football (FIF), relançant ainsi un débat qui continue de diviser les passionnés de football.

Dans sa publication, Martial Gohourou a d'abord minimisé le choix de Didier Drogba de voir l'Argentine sacrée championne du monde. « Une ancienne gloire nationale s'est prêtée au jeu en désignant l'Argentine comme future lauréate. Disons-le franchement que parier sur l'Albiceleste n'a rien d'un coup de génie. Annoncer le sacre du champion du monde en titre et leader du classement FIFA relève de la stricte logique statistique », a-t-il écrit.

Le journaliste est ensuite allé beaucoup plus loin en établissant un parallèle entre les pronostics sportifs et la gestion de la Fédération ivoirienne de football. « Présider n'est pas prophétiser. Diriger la FIF ne se fait pas à coup de sorties sur Facebook ou sur les plateaux de télévision parisiens. Administrer notre football exige un travail de fond, souvent ingrat, mais indispensable », a-t-il déclaré.

Poursuivant son argumentaire, Martial Gohourou a estimé qu'un passé de joueur de légende ne constitue pas une garantie de réussite à la tête d'une fédération. Selon lui, « croire qu'un passé de joueur de légende dispense d'apprendre à diriger est une illusion ». Il a également affirmé que la gouvernance du football ivoirien ne devait pas être « un concours de popularité numérique » ni « une foire aux pronostics », appelant à privilégier « le travail de fond ».

Ces déclarations ont aussitôt suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux. Ce vendredi 17 juillet 2026, de nombreux supporters de Didier Drogba ainsi que plusieurs observateurs du football ivoirien ont vivement répondu au journaliste, dénonçant des attaques qu'ils jugent injustifiées envers l'ancien Ballon d'Or africain.

Douhe Auguste Yade a ironisé en écrivant : « Défendre le pain de son frère envers et contre tout, c'est aussi possible ». Soumaila Konseiga, tout en saluant le travail du président actuel de la FIF, a plaidé pour que Didier Drogba puisse un jour faire ses preuves. « Idriss Diallo est un bosseur. Il a fait progresser le foot ivoirien. Mais Drogba a un vécu dans le milieu pro, des relations et de l'expertise. Donnez-lui sa chance et on verra. Comme ce sont les dirigeants qui votent, on vous demande pardon », a-t-il lancé.

Pour André Colety Bloqué, les performances actuelles du football ivoirien ne justifient pas de telles critiques contre Didier Drogba. Il a notamment dénoncé les faibles revenus des joueurs du championnat national, les modestes récompenses accordées au champion de Ligue 1 ainsi que le manque d'engouement dans les stades. Valentin Zahui-Dégbout s'en est pris à l'orientation du commentaire du journaliste. « L'illustration en dit long sur l'orientation du propos. Ce "merveilleux" pays-ci et certains de ses journalistes sont bien loin de leur déontologie professionnelle... », a-t-il regretté.

De son côté, Bien Aimé du Seigneur a estimé que toute cette énergie aurait pu être consacrée à analyser les performances de la sélection ivoirienne au Mondial 2026 plutôt qu'à s'en prendre à Didier Drogba. « Cette débauche d'énergie intellectuelle pour un simple pronostic aurait pu servir à faire un bon bilan du football ivoirien et de notre participation au Mondial 2026 », a-t-il écrit. Marina Geneau a, quant à elle, utilisé des mots particulièrement durs à l'égard de Martial Gohourou, tandis que Stéphane Eric Koffi a préféré répondre avec une touche d'ironie en évoquant le « pain du restaurant » dans une publication largement relayée.

Odio Levannier a repris l'une des phrases du journaliste pour lui répondre. « Présider, ce n'est pas prophétiser. On a compris, mais laisse le prophète travailler un peu pour voir ce que ça donne ou bien », a-t-il invité. Tokpo Maxime N'Guessan s'est interrogé sur les motivations profondes de ces critiques : « Qu'est-ce que tu as demandé à Drogba et qu'il ne t'a pas donné ? », a-t-il demandé.

Coulibaly Jean Baptiste a dénoncé ce qu'il considère comme des prises de position partisanes. Selon lui, Didier Drogba s'exprime en fin connaisseur du football et l'avenir permettra de savoir qui avait raison. Enfin, Maril'or Pokou a rappelé qu'aucun dirigeant ne naît avec une expérience à la tête de la FIF. « M. Drogba a-t-il déjà dirigé la FIF et a-t-il échoué ? (...) Le président actuel de la FIF est-il né en dirigeant la FIF ? Il y a une première fois à tout », a-t-elle souligné, invitant à laisser une chance à l'ancien capitaine des Éléphants.

En quelques heures seulement, la publication de Martial Gohourou a alimenté un vif débat sur les réseaux sociaux. Si certains soutiennent son analyse sur la gouvernance du football ivoirien, une grande partie des internautes lui reproche surtout d'avoir personnellement ciblé Didier Drogba, figure emblématique du football africain, dont la popularité continue de susciter une forte mobilisation auprès de ses nombreux admirateurs.