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Fababy dénonce les exigences de certains rappeurs français en Afrique

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L'artiste rappeur franco-ivoirien, Fababy a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux après une vidéo dans laquelle il critique les conditions imposées par certains rappeurs français lors de leurs prestations en Afrique.

 À travers cette sortie, l'artiste, de son vrai nom, Fabrice Ayékoué, met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés plusieurs promoteurs de spectacles sur le continent. Dans cette vidéo largement relayée, Fababy affirme que certains artistes adoptent une politique tarifaire qu'il juge déséquilibrée. Selon lui, un rappeur qui accepte de se produire dans un festival en France pour un cachet d'environ 10 000 dollars peut réclamer jusqu'à 100 000 dollars lorsqu'il est invité à se produire en Afrique.

Au-delà du cachet, l'artiste évoque une longue liste d'exigences qui, selon lui, pèsent lourdement sur les organisateurs. Il cite notamment la demande de cinq billets d'avion en première classe, ainsi que plusieurs autres conditions logistiques qui augmentent considérablement le budget des événements. Fababy estime que ces exigences mettent de nombreux promoteurs en difficulté.

D'après lui, certains finissent par organiser leurs festivals à perte, incapables de rentabiliser leurs investissements. Ils sont alors contraints de rechercher des soutiens financiers supplémentaires, de solliciter des sponsors ou encore de multiplier les partenariats afin d'éviter l'échec de leurs événements.

Le rappeur s'interroge également sur les causes de cette situation. À ses yeux, une partie de la responsabilité incombe à certains artistes de la diaspora qui imposeraient des conditions excessives. Il estime qu'ils pourraient voyager avec un nombre réduit de collaborateurs et faire appel à des agents de sécurité locaux plutôt que d'exiger le déplacement de toute leur équipe, ce qui contribuerait à réduire les coûts pour les organisateurs africains.

Par cette prise de parole, Fababy relance le débat sur les cachets des artistes internationaux et sur l'équilibre économique des festivals africains, un sujet qui suscite régulièrement des discussions au sein de l'industrie musicale.