
On le sait, lors de la Première Session ordinaire de l’Assemblée nationale, qui s'est tenue le lundi 19 janvier 2026, le député du groupe parlementaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Lacina Ouattara, a, au cours d'une interview accordée à la télévision nationale, eu du mal à faire passer son message.
En clair, dans cette interview, Lass PR a fait preuve de quelques "limites" dans l'usage de la langue française. Chose qui lui a valu toute une série de moqueries sur les réseaux sociaux.
De son côté, le député-maire de Korhogo, connu pour sa proximité avec le président de la République, Alassane Ouattara, n'est pas resté sans réactions. Mieux, dans un long post publié ce mercredi 21 janvier 2026, sur ses réseaux sociaux, Lass PR a souhaité mettre les choses au clair.
"J'ai récemment accordé un entretien à la télévision nationale au cours duquel j'ai exprimé ma gratitude aux populations de notre belle commune pour la confiance renouvelée. J'ai également tenu à remercier le président de la République, Alassane Ouattara, pour la responsabilité qu'il m'accorde, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, monsieur Patrick Achi pour son soutien constant. Il se peut que je n'aie pas su extérioriser pleinement ma pensée ce jour-là", a-t-il d'abord commencé.
Pour lui, c'est "quelque chose qui peut arriver" à n'importe quelle personne. Sauf que cela a suscité quelques railleries contre sa personne sur les réseaux sociaux. Et face à ces moqueries, Lass PR a tenu à donner quelques précisions sur cette affaire.
"... Oui, j'ai eu une vie difficile. Une vie qui m'a conduit aux États-Unis où j'ai passé près de trente (30) ans. Là-bas, j'ai appris à me battre. J'y ai construit ma dignité et ma résilience. Je m'exprime aujourd'hui mieux en anglais et dans ma langue maternelle qu'en français. Et je le dis sans honte car chacun a son parcours. Je n'ai pas eu la chance de suivre un cursus universitaire classique. J'ai plutôt obtenu des diplômes en sécurité avant de me consacrer à ce qui me passionne profondément : la politique de proximité, l'action sociale, être utile", a expliqué ce cadre du parti au pouvoir.
Selon lui, c'est ce travail qui lui a valu la confiance de la population de Korhogo qui, pour la deuxième fois, lui a reitiré sa voix en tant que député. "Chaque jour j'apprends. Chaque jour, j'essaie de m'améliorer, entouré de belles et bonnes personnes qui m'inspirent. Au fond, ce qui compte vraiment, ce n'est pas la forme. C'est l'efficacité. C'est le travail bien fait. C'est la fidélité à sa parole, la loyauté, la proximité, le service. Et je crois que c'est cela qui a poussé le président Alassane Ouattara à me renouveler sa confiance", a-t-il ajouté.