
Lors de la rentrée politique de son parti politique, ADCI, l'ancien député de Tiassalé a tenu à dire toute la "vérité" à ses militants.
"La vérité, c'est que notre nation est aujourd'hui traversée par de profondes injustices sociales et économiques. La vérité, c'est que notre pays, après le coup d'État de 1999, après la rébellion de 2022 et après la grande crise post-électorale de 2010, reste encore profondément divisé avec plusieurs peuples politiques qui ruminent leurs consciences", a-t-il déclaré à la Place qui porte son nom dans cette commune.

A l'écouter, c'est que depuis l'arrivée au pouvoir du régime du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), en 2010, "de nombreux Ivoiriens vivent encore dans la précarité".
"La vérité, c'est que les justices parfois organisées, parfois banalisées étouffent le rêve du peuple. La vérité, c'est cette corruption endémique qui gangrène notre société, qui fragilise le fonctionnement de notre République, et fait perdre des milliards aux caisses de l'Etat, un État qui vit sous une perpétuation de dettes au quotidien, qui dupe peut-être la vérité de nos enfants", a-t-il dénoncé avec force.
En clair, avec cette sortie, Assalé Tiémoko Antoine veut faire comprendre au régime d'Abidjan, qu'il ne compte aucunement reculer... et ce, malgré la "menace" d'être déféré devant le Parquet au moment de son audition, il ne compte pas se taire. Et c'est d'ailleurs pourquoi il a demandé à la jeunesse de ne point accepter qu'on leur dise que c'est impossible.
"N'acceptez pas qu'on vous dise que c'est impossible. Osez, avancez, montrez au monde la puissance de la classe ivoirienne. Nous, nous investirons dans votre formation car un pays qui n'investit pas dans sa jeunesse, transforme sa jeunesse en désespoir pour l'exil", a-t-il indiqué.