
Si certains observateurs de la scène politique au Sénégal voient la séparation entre Ousmane Sonko et Diomaye Faye d'un bon oeil, d'autres trouvent, par contre l'attitude de l'ancien Premier ministre, de trop. Et c'est justement aux réactions de certains proches de Soro Guillaume, qui ont salué la défiance de Sonko, que le Directeur général du Groupe L'Avenir, Yacouba Doumbia a voulu apporter une réponse claire.
Dans une publication sur ses réseaux sociaux, ce mardi 26 mai 2026, le journaliste a souhaité s'adresser à ces personnes qui sont "toujours à la recherche d'un nouveau miroir politique où contempler leurs propres fantasmes de revanche".
"Hier, c'était Obama. Ensuite Macron. Aujourd'hui, c'est Sonko' a chaque fois, le même réflexe : dès qu'un homme hausse le ton face au pouvoir en place, ils lui collent aussitôt l'étiquette de 'nouveau Soro'. Comme si l'insolence suffisait à fabriquer une destinée politique. Le problème, c'est que la politique ne se résume pas de défier un chef d'État devant des micros ou sur des tribunes chauffées à blanc. Sinon, les réseaux sociaux fabriqueraient des présidents tous les week-ends", a-t-il déclaré.
A écouter Yacouba Doumbia, tous ceux qui soutiennent leur leader, Soro, ont désormais ce leader loin de la scène politique de son pays. Et c'est dans la volonté de se redonner de la force qu'ils ont décidé de porter leur choix sur Ousmane Sonko. Sauf que ces Soroïstes se trompent lourdement, selon Yacouba Doumbia. Et pour cause, à suivre Yacouba Doumbia, à l'inverse de Soro Guillaume, Ousmane Sonko s'est battu dans les urnes, au Sénégal, et avec les sénégalais.
"Il n'a jamais été associé à des projets de coups d'État. Il n'a jamais manipulé de télécommandes pour tenter de déstabiliser un État. Et surtout, contrairement au mythe entretenu par certains militants Ivoiriens en manque de héros, Sonko existe électoralement dans son pays. C'est peut-être le détail le plus cruel dans cette comparaison. Car pendant qu'ils rêvent debout, la réalité, elle, reste têtue : en Côte d'Ivoire, Soro ne pèse presque plus rien électoralement. Il a régulièrement soutenu des candidats contre le RHDP. Échec ! Il a voulu démontrer sa force politique ? Resultat famélique. À l'arrivée, il reste quoi ? Une mairie à Ferké. Une seule. C'est peu pour un homme présenté autrefois comme incontournable", a-t-il clarifié.
Car pour Yacouba Doumbia, si certains admirent Ousmane Sonko pour son courage politique et sa capacité de mobilisation, d'autres, eux, y voient un homme impertinent.