
Une décision saluée par le parti présidentiel. En effet, le RHDP se félicite de l’initiative prise par le président Alassane Ouattara, qu’il considère comme une réponse aux contestations récurrentes liées aux scrutins passés. Ainsi, la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI), dont le mandat arrivait à expiration, marque selon le parti « une avancée majeure » vers une gestion plus consensuelle des élections.
Depuis le retour au multipartisme en 1990, les partis politiques n’ont cessé de réclamer des garanties de transparence. C’est pourquoi, au fil des années, plusieurs organes ont été créés : de la COSUR en 2000 à la CNE, puis à la CEI en 2001. Toutefois, malgré ces évolutions, les critiques sur la composition et l’impartialité de la CEI n’ont jamais cessé, conduisant même certains acteurs à saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Or, la nouvelle architecture annoncée entend répondre à ces préoccupations. Elle repose sur trois principes clés : Professionnalisation des élections pour une organisation matérielle plus efficace. Neutralité et transparence dans le recensement et la compilation des suffrages. Renforcement du contrôle et de la supervision du processus électoral. Ainsi, le RHDP estime que cette réforme « historique » renforcera durablement la confiance entre les acteurs politiques et contribuera à prévenir les crises post-électorales.
Par ailleurs, un appel à l’unité nationale a été lancé, le parti présidentiel invite l’ensemble des forces politiques, de la société civile et des leaders d’opinion à soutenir cette initiative « avec responsabilité et patriotisme ». Selon lui, seule une adhésion collective permettra de garantir une dévolution pacifique et démocratique du pouvoir, dans le respect de la Constitution.
Enfin, le RHDP réaffirme son attachement au dialogue politique et à la paix. Pour le parti, cette réforme doit consacrer définitivement les élections comme des moments d’expression sereine de la volonté populaire, et non comme des sources de division.