
Au moment où les Ivoiriens ont les regards tournés vers le match des Elephants de Côte d'Ivoire à l'occasion de la troisième et dernière journée des matchs de poule pour la Coupe du monde, le PPA-CI, lui, vient de faire une sortie. Il s'agit d'un Pacte social intitulé "Pacte social de Laurent Gbagbo : La Côte d'Ivoire de tous pour qu'aucun ivoirien ne soit oublié".
Et pour cause, selon l'ancien président ivoirien, le but de ses 60 années d'engagement dans la vie politique de son pays, c'est de toujours se mettre aux côtés de ses populations. Et surtout celles qui souffrent. "J'ai connu les années où l'on croyait qu'un parti unique pouvait parler au nom de tous, où réclamer le multipartisme était même considéré comme subversif. Avec beaucoup d'autres, nous avons mené le combat pour que chaque citoyen ait le droit de choisir ses dirigeants à partir de l'âge de 18 ans, d'exprimer ses opinions et de participer librement à la vie publique. Arrivé au pouvoir en 2000, notre préoccupation était l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens", a-t-il rappelé.
A le suivre, s'il a bien engagé des initiatives pour faciliter la vie de ces populations, la réalité, depuis son arrestation et son transfèrement à la prison de la Haye, est aujourd'hui toute autre. "Quand je suis revenu, beaucoup ont cru que je serais installé automatiquement au palais présidentiel. L'occupation du fauteuil présidentiel ne doit pas être le but unique de notre combat. Limiter notre combat à une course au fauteuil présidentiel est le signe de la méconnaissance profonde du sens réel de ce groupe combat", a-t-il rappelé. En clair, pour Laurent Gbagbo, ce n'est pas en étant à la tête du pays qu'il va se battre pour les Ivoiriens.
"Je suis revenu parce que je crois qu'aucun peuple ne doit abandonner l'espérance. Aujourd'hui, beaucoup d'ivoiriens ressentent une frustration profonde parce que tous les acquis démocratiques pour lesquels nous sommes battus ont reculé. La justice a perdu la confiance d'une partie de la population. Et beaucoup de familles se demandent comment faire face à la vie chère, au chômage, aux déguerpissements, et aux difficultés quotidiennes", a-t-il expliqué dans ledit communiqué.
Et c'est donc dans le but de remédier à tout ceci que Laurent Gbagbo a décidé de lancer ce Pacte social. Il est composé de sept engagements : Défendre le pouvoir d'achat des familles ; exiger que des opportunités soient données aux jeunes ; promouvoir les femmes et protéger les familles ; renforcer la justice sociale ; garantir les droits et les libertés de chaque citoyen ; exiger un développement équilibré de toutes les régions ; et réconcilier la nation.
"Ces engagements ne sont pas ceux d'un homme. Ils sont ceux d'une génération qui a connu les épreuves et qui refuse de transmettre le découragement à ses enfants. Le Pacte social n'est pas un projet pour Laurent Gbagbo. C'est un projet pour la Côte d'Ivoire. Un projet pour le jeune qui cher je un emploi. Pour la mère de famille qui lutte contre la vie chère. Pour le planteur qui veut vivre du fruit de son travail. Pour la femme qui aspire à davantage d'autonomie. Pour le citoyen qui veut être respecté et libre de ses opinions. Pour la nation qui veut se réconcilier avec elle-même. Pour que l'on comprenne que la Côte d'Ivoire ne se résume pas qu'à Abidjan...", a-t-il détaillé.