
C'est lors d'une visite au siège du parti fondé par Laurent Gbagbo que le président du CNDH, Dr Adjélou Christian Arnaud, a reçu cette information. Selon nos sources, ces détenus issus de ce parti de l'opposition ivoirienne auraient été interpellés dans le cadre des élections présidentielles et législatives de 2025 qui ont eu lieu en Côte d'Ivoire.
Rappelons que le PPA-CI qui n'avait pas pris part à ces élections a vu ses milliers de militants manifester dans les rues d'Abidjan et les autres villes de l'intérieur du pays. Dans le but de mettre un terme à ces manifestations et autres agressions qui en ont découlé, les forces de l'ordre ont dû procéder à des interpellations. Moins d'un an après ces scrutins, ces personnes sont encore détenues selon le PPA-CI.

C'est donc impuissants que les représentants de l'ancien président ivoirien ont confié leur peine aux représentants de cet organe en charge de la protection de l'homme en Côte d'Ivoire et au-delà. "Nous avons plus de mille de nos camarades en prison. Nous leur avons présenté tous ces dossiers. S'ils ont le cœur lourd, c'est pour cette raison. Nous avons discuté et nous avons pris les dispositions pour que ces discussions soient continues", a déclaré le président exécutif du PPA-CI, Emmanuel Monnet au terme de cette rencontre.
Pour sa part, c'est donc avec le cœur lourd que cette délégation du CNDH a pris congé de ses hôtes du jour. Et ce, en raison de la situation que traversent ces détenus "politiques" selon les proches du parti politique de l'opposition ivoirienne.