
Au menu de cet échange, l'actualité de son parti politique mais surtout la question du dialogue politique réclamé par les partis de l'opposition avec le gouvernement ivoirien. Pour Charles Blé Goudé, la sortie du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, n'est aucunement la position officielle du régime d'Abidjan. On se souvient que, lors d'une question posée par un journaliste, Amadou Coulibaly avait laissé entendre que le gouvernement comptait soumettre sa proposition sur le nouvel organe électoral à l'Assemblée nationale afin que les députés puissent statuer.
Un chemin qui, s'il était emprunté, voudrait dire que le gouvernement n'aurait aucune intention de dialoguer avec l'opposition afin de trouver un consensus autour de ce nouvel organe, mais qu'il aurait décidé tout seul. Or, pour Charles Blé Goudé, certes les partis de l'opposition ont déposé leurs propositions, mais un dialogue serait l'occasion de mieux expliquer le contenu de chaque ligne et de chaque paragraphe.
« Pourquoi devrait-on faire l'économie d'un échange entre le gouvernement et les partis de l'opposition ? C'est une bonne chose. C'est une bonne image pour notre pays qu'on voie qu'avant de prendre une décision finale, les idées, les propositions ont été confrontées », a-t-il déclaré. Selon l'ancien protégé de Laurent Gbagbo, la position du porte-parole du gouvernement ne peut être prise comme une décision officielle du gouvernement. Car selon lui, si c'était le cas, Amadou Coulibaly l'aurait fait via un communiqué de presse. C'est d'ailleurs pourquoi il a insisté sur la nécessité d'avoir des points d'accord entre l'opposition et le pouvoir.
« Ce n'est pas sur tout qu'on se querelle. Notre pays a trop souffert des confrontations inutiles. Que la lumière des crises passées éclaire nos consciences pour que nous sachions agir comme des responsables », a-t-il laissé entendre. Le président du COJEP a également insisté sur la nécessité de rendre toutes les propositions publiques. Car, selon lui, les Ivoiriens ont le droit de connaître le contenu de chaque proposition de chaque parti et groupement politique.