
Pour lui, le constat est clair : ce climat plombe, tout simplement, l'environnement politique du pays. Et le timing interpelle. D'un côté, on parle de réconciliation nationale, de l'autre... Il s'est d'ailleurs attardé sur un cas qui fait beaucoup parler : celui du maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko. Une voix critique du régime, aujourd'hui visée par des poursuites qu'Affi juge « iniques ». Il faut dire que cette sortie ne tombe pas de nulle part.
Réélu en octobre 2025 pour un autre mandat , Alassane Ouattara a promis que ce quinquennat serait celui de la réconciliation, celui de la cohésion sociale. Sauf que sur le terrain, le discours a du mal à passer. En tout cas, dans les rangs de l'opposition, on ne le ressent pas comme ça. Plusieurs cadres du PDCI et du PPA-CI sont poursuivis, convoqués, parfois même incarcérés.
Pour Affi N'Guessan, le décalage entre les mots et les actes est criant : « On ne peut pas parler de réconciliation en ayant les principaux dirigeants de l'opposition en prison ou harcelés judiciairement. La réconciliation ne peut pas se faire sans l'opposition », at-il martelé.