Santé

Les États-Unis claquent la porte de l’OMS : L’organisation privée du soutien américain

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Washington a confirmé son refus d’honorer les cotisations pour 2024 et 2025, estimées à 260 millions de dollars. Ce désengagement financier s’est traduit par une décision politique majeure , ce jeudi, les États-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après un an de préavis.

Ce départ, annoncé par Donald Trump lors de son retour à la Maison Blanche et notifié à l’ONU le 22 janvier 2025, marque une rupture historique. Or, cette décision n’est pas sans conséquence. En effet, l’OMS joue un rôle central dans la surveillance épidémiologique, la mise à jour des normes vaccinales et le partage des données sanitaires. Sans cette coopération, les États-Unis se retrouvent plus vulnérables face aux pandémies et aux maladies infectieuses susceptibles de se propager sur leur territoire.

Comme le souligne Omer Awan, expert en santé publique : « Lorsque les États-Unis se retirent, nous sommes moins préparés à une pandémie, nous avons moins accès aux données essentielles qui peuvent éclairer notre politique de santé publique. » Autrement dit, le retrait fragilise directement la sécurité nationale.

Par ailleurs, l’impact dépasse les frontières américaines. Certes, l’OMS poursuivra ses activités, mais l’influence des États-Unis dans les affaires sanitaires mondiales s’en trouve considérablement réduite. « Nous perdrons notre influence et de nombreux pays ne nous considéreront plus comme une puissance mondiale en matière de santé », avertit Omer Awan.

Enfin, ce départ prive l’OMS de 18 % de son budget, un manque à gagner qui pourrait ralentir certains programmes essentiels. Ainsi, au-delà du symbole politique, la décision américaine reconfigure l’équilibre de la gouvernance mondiale en matière de santé.