
Face à la persistance de la tuberculose, le membre du gouvernement a lancé un appel clair. « J’invite toute la population à s’unir pour un engagement plus fort afin de mettre fin à cette maladie d’ici à 2030 », a-t-il exhorté. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Celle des populations, mais aussi des élus locaux et du corps préfectoral.
Le ministre a dressé le bilan de cette campagne engagée depuis plusieurs années. En 2025, ce sont 21 587 cas qui ont été détectés soit 99 cas pour 100 000 habitants. « Avec cette performance, la Côte d’Ivoire vient d’opérer pour la première fois sa transition, passant de pays à endémie élevée à pays à endémie modérée », a-t-il affirmé. Il a également relevé une baisse notable des formes résistantes. « La prévalence est passée de 4,6% en 2016 à moins de 2,4% à ce jour », a-t-il précisé.
Ces résultats sont le fruit de réformes engagées par l’État, selon lui. Le ministre a également cité la décentralisation de la prise en charge en évoquant l’usage des tests rapides. Dimba Pierre a surtout souligné le suivi communautaire rapproché tout en insistant sur la disponibilité des intrants et des médicaments.
Dans ce contexte, le soutien du président Alassane Ouattara a été déterminant, selon le ministre. Car le chef de l’État a validé le financement de plusieurs programmes, malgré la baisse des appuis extérieurs.
Pierre N’Gou Dimba a rappelé les gestes essentiels. Porter un masque. Tousser dans le creux du coude. Consulter rapidement en cas de toux persistante de plus de deux semaines. Un appel à la responsabilité individuelle pour renforcer l’action collective.