
D’abord, les chiffres parlent d’eux-mêmes , avec 202 délégués élus, soit 80,8 % des sièges, cette liste écrase la concurrence. Ensuite, loin derrière, l’“Alliance pour le bien-être des mutualistes” ne récolte que 46 délégués (18,4 %), tandis que le “Groupe solidarité égalité” se contente de deux sièges (0,8 %). Sur un total de 250 délégués, la domination est sans appel.
Par ailleurs, cette victoire ne se limite pas à Abidjan. En effet, “Solidarité Santé” s’impose dans plusieurs régions de l’intérieur du pays, confirmant ainsi son ancrage national. Cependant, malgré le boycott annoncé par certaines têtes de liste, plusieurs de leurs candidats ont tout de même été élus. Ce paradoxe, souligne Koné Colette, illustre la neutralité et la rigueur du processus électoral.
De plus, la présidente du CEN a salué la mobilisation des mutualistes et la discipline des candidats, estimant que ce civisme constitue une victoire collective pour la culture de solidarité au sein de la fonction publique. Elle a relevé qu’« au regard de ces résultats, il convient de noter que malgré le boycott annoncé par certaines têtes de liste, plusieurs de leurs candidats ont été élus dans différentes localités. Cela traduit l’engagement et la détermination du Comité électoral national, qui a conduit ce processus avec neutralité, impartialité, rigueur et transparence. Conformément à l’article 45 du guide électoral, tout candidat ou liste de candidats dispose d’un délai de cinq jours ouvrables pour introduire un recours ».
Toutefois, elle rappelle que ces résultats demeurent provisoires. Conformément à l’article 45 du guide électoral, un délai de cinq jours ouvrables est ouvert pour d’éventuels recours, soit du 22 au 27 avril. Enfin, Koné Colette n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers les autorités administratives, les forces de l’ordre, les comités électoraux locaux et le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, pour leur accompagnement constant.