
Le préfet de Tanda, Coulibaly Yaya, qui présidait la cérémonie entouré du corps préfectoral, des élus, des chefs de service, des autorités traditionnelles et de la population, a insisté sur un point : la prévention reste l’arme la plus efficace contre cette maladie qui touche encore trop de familles.
Il a invité tout le monde à nettoyer régulièrement concessions, quartiers et espaces publics, en éliminant surtout les eaux stagnantes et les tas d’ordures, véritables nids à moustiques. « L’ennemi du paludisme, c’est la propreté. Alors, soyons propres », a lancé le préfet, appelant chacun à adopter des gestes responsables en matière d’hygiène et de salubrité.
Il a aussi demandé aux administrations, aux collectivités, aux organisations communautaires et à tous les citoyens de mettre leurs forces en commun pour préserver un environnement sain. Selon lui, lutter contre le paludisme, c’est l’affaire de tous. Pour renforcer le message, une conférence a été animée par le directeur départemental de la Santé, Dr Mian Boua Moïse, sur le thème « Prévention et traitement du paludisme ».
Il a rappelé que le paludisme reste un gros problème de santé publique en Côte d’Ivoire : plus de 66 % des consultations dans les centres de santé sont liées à cette maladie. Sans prise en charge rapide, a-t-il prévenu, elle peut entraîner des complications graves comme l’anémie, des convulsions, le coma, voire la mort.
Le Dr Mian a expliqué que le paludisme se transmet par la piqûre de la femelle du moustique anophèle, qui se reproduit surtout dans les eaux stagnantes. Il a recommandé de supprimer systématiquement ces gîtes larvaires, d’utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide, de faire vacciner les enfants selon le calendrier prévu, et de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre.
Au final, les autorités ont réaffirmé une chose : mieux assainir son environnement, respecter les gestes de prévention et consulter tôt, c’est le meilleur moyen de réduire le paludisme et de protéger tout le monde sur le long terme.