
Réagissant dans une publication sur ses réseaux sociaux à propos des ordures ménagères qui jonchent ces derniers temps les rues des villes et communes de la Côte d’Ivoire, l’ex-candidat à la présidence de la République, Jean-Louis Billon, a déploré que la gestion des déchets s’est érigée en vraie calamité. Pire, indique-t-il, loin d’être Abidjan seul à être concerné par cette problématique, c’est plutôt toute la Côte d’Ivoire qui ploie sous les ordures ménagères. « Il ne s’agit pas que d’Abidjan, mais de toute la Côte d'Ivoire. Nos villes suffoquent sous les ordures. C'est devenu une vraie calamité », a-t-il relevé.
A en croire l’ex-maire de Dabakala, les autorités ivoiriennes devraient de la salubrité une priorité nationale. « L’hygiène et la salubrité doivent être des priorités nationales, la gestion de la cité tourne en grande partie autour de la salubrité », a-t-il rappelé révélant que durant ses deux mandats de maire de la commune de Dabakala, il avait mis en place des mécanismes permettant de régler la question de la gestion des ordures ménagères. « J’ai été maire de Dabakala pendant dix ans. Nous étions en pleine crise ivoirienne. J’ai fait un choix simple : la salubrité en priorité numéro 1. Avec la coopération Allemande et la Banque Mondiale nous avons pu construire une déchetterie et équiper les services de la mairie en matériels de transport et de ramassage d’ordures », a-t-il proposé.
Pour lui, la Côte d’Ivoire gagnera beaucoup avec des villes propres. Il est également convaincu que la gestion d’une ville, c’est avoir une grande vision pour sa localité. « Gérer une ville, c'est d'abord gérer ses déchets. C'est devenu une science à part entière, déchets organiques, déchets industriels, plastiques, tri sélectif. Et derrière chaque tonne de déchets bien gérée, il y a des emplois, des entreprises, de la richesse créée », a-t-il justifié indiquant que la mauvaise gestion des déchets et autres ordures ménagères fait perdre à la Côte d’Ivoire plusieurs opportunités économiques. « Ce que nous perdons en ne traitant pas nos déchets correctement, c'est bien plus que de l'insalubrité. C'est une opportunité économique immense qui disparaît chaque jour », a-t-il fait savoir non sans appeler ses internautes à faire le point de la situation de leurs villes et communes à travers des images parlantes.
Le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, avait, le lundi 1er juin 2026 au cours d’une rencontre avec les acteurs des sociétés en charge du ramassage des ordures ménagères, donné un ultimatum de 72h pour rendre les rues d’Abidjan propres. Un ultimatum intervenu à la suite de plusieurs dénonciations d’internautes dénonçant la prolifération d’ordures ménagères dans les rues d’Abidjan. Lors de cette rencontre du ministre Amédé Koffi Kouakou avec les responsables des sociétés en charge du ramassage des ordures ménagères, il avait d’un ton ferme appelé ceux-ci à respecter leurs cahiers de charges. « La consigne était claire et sans équivoque, à savoir celle de rendre immédiatement la métropole Abidjanaise propre et ce, dans un délai déterminé de 72 heures », pouvait-on lire dans le compte-rendu de cette rencontre publié sur les pages du ministère. Les opérateurs, eux, de leur côté, avaient pris l’engagement de s'exécuter dans ce délai afin de redonner toute la lumière de la capitale économique ivoirienne.