
C'est Chantal Zahui elle-même, la présidente de l'ONG, qui en a parlé. Concrètement, l'appli va permettre de repérer les principaux symptômes. Et après, elle oriente vers les centres qui peuvent vraiment prendre en charge un AVC en urgence. Il y aura aussi une fonction d'alerte avec la localisation. Une fois téléchargée sur Play Store, elle pourra marcher même sans connexion. C'est un détail, mais ça compte beaucoup ici. « Face à l'AVC, chaque minute compte », a insisté Chantal Zahui. Et elle sait de quoi elle parle. Parce qu'une réaction rapide, ça change tout. Ça peut faire la différence entre s'en sortir avec peu de séquelles, et garder un handicap à vie.
Alors, c'est quoi les signes qu'il faut connaître ? Un visage qui se déforme d'un coup. Un bras ou une jambe qui lâche brutalement. Des difficultés à parler ou à comprendre ce qu'on vous dit. Si un seul de ces signes apparaît, il faut aller à l'hôpital tout de suite. Même si ça disparaît après quelques minutes. Surtout ne pas attendre. Le problème, selon elle, c'est que les soins ont progressé en Côte d'Ivoire, mais les gens ne sont pas assez informés. Du coup, ils arrivent trop tard. Et quand on arrive trop tard, c'est déjà trop tard. Chantal Zahui, elle a vécu ça dans sa propre chair. Elle a fait un AVC à 35 ans. Elle a dû tout réapprendre. Parler, marcher, faire les gestes de tous les jours. C'est après ça qu'elle a décidé de se lancer dans la sensibilisation. Pour que d'autres ne passent pas par ce qu'elle a traversé.
L'ONG existe depuis 2019. Elle fait de la prévention, elle accompagne les victimes et leurs familles. Autour d'elle, il y a un comité scientifique avec des neurologues, des psychologues, des kinés, des orthophonistes. Des gens qui connaissent le terrain.
Le 29 octobre, n'a pas été seulement le lancement de l'appli. C'est aussi la 7e édition des Journées nationales de lutte contre les AVC. Le thème de cette année : « Chaque minute compte face à l'AVC : sauvons des vies ». Il y eu du dépistage, de la sensibilisation.