
D’abord, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre le 15 décembre 2025 et le 15 février 2026, on dénombrait 6 318 accidents. Or, sur la période suivante, du 16 février au 15 avril , ce nombre est tombé à 5 591. Plus significatif encore, le nombre de morts a chuté de 30%, passant de 43 à 30, tandis que les blessés ont diminué de 21%, soit 1 146 contre 1 456 précédemment.
Ensuite, l’analyse des véhicules impliqués révèle que les voitures personnelles restent les plus concernées, suivies des camions et des VTC. Les deux et trois-roues, souvent pointés du doigt, arrivent en quatrième position, devant les fameux mini-cars « Gbaka ».

Par ailleurs, la répression a été musclée. Du 16 février au 15 avril, pas moins de 5 447 véhicules et engins ont été mis en fourrière. Parmi eux, 917 voitures ordinaires et 4 527 engins à deux ou trois roues. La majorité de ces derniers, 3 855, ont été saisis pour non-port du casque, tandis que d’autres l’ont été pour défaut de pièces ou absence d’assurance. De plus, les contrôles d’alcoolémie ont permis d’intercepter 10 conducteurs en état d’ébriété sur 2 145 tests réalisés. Ces derniers ont été immédiatement traduits devant les tribunaux pour mise en danger de la vie d’autrui.
Enfin, les autorités appellent à maintenir la mobilisation. L’inspecteur général Dosso Siaka a exhorté ses équipes à intensifier l’opération en corrigeant les failles constatées. De son côté, Oumar Sacko, directeur général des Transports Terrestres et de la Circulation, a invité les usagers à accompagner cette initiative « avec responsabilité », afin de restaurer durablement la discipline sur les routes.