
À l’occasion, le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean Louis Moulot, a dévoilé les grandes actions que son département met en œuvre pour booster la qualité de l’enseignement technique et professionnel.
D’abord, il a annoncé la construction de 17 nouveaux lycées techniques et professionnels, ainsi que celle du Centre de Développement des Curricula. En parallèle, des unités mobiles de formation seront déployées dans les régions du Bafing et du Tchologo, au nord du pays. Selon lui, ces mesures doivent faire de l’enseignement technique un vrai moteur d’industrialisation et d’employabilité pour les jeunes.
Ensuite, le ministre a inscrit ces projets dans une vision nationale portée par le président Alassane Ouattara : bâtir une Côte d’Ivoire ambitieuse, solidaire et tournée vers la transformation économique. « Le défi est clair : mieux former pour mieux insérer », a-t-il insisté, en faisant référence au Plan national de développement 2026-2030. Chaque année, près de 400 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, mais beaucoup se retrouvent dans l’informel, parce que leur formation ne colle pas aux besoins du secteur privé. Pour y remédier, le gouvernement veut faire passer la proportion d’élèves orientés vers l’enseignement technique de 5 % aujourd’hui à 15 % d’ici 2030.
Par ailleurs, une politique de territorialisation de l’enseignement technique est en route pour réduire les écarts entre les régions. Concrètement, cela signifie construire et rénover des établissements dans chaque région, et adapter les formations aux réalités économiques locales. Le ministre a aussi souligné l’importance de l’inclusion, surtout pour les jeunes filles, et la nécessité de renforcer le lien entre formation et emploi. Dans cette optique, il a mis en avant le système dual, qui combine cours théoriques et expérience pratique en entreprise, ainsi qu’un dialogue constant avec le secteur privé pour ajuster les programmes aux besoins réels du marché. L’objectif est simple : rapprocher durablement l’école et l’entreprise.
Enfin, le SNET, dont le thème était « L’Enseignement technique, levier de l’industrialisation de la Côte d’Ivoire », a permis de mettre en avant les filières techniques prometteuses, de renforcer les échanges entre formation et entreprise, et d’aider les élèves à choisir leur voie. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents, comme les ministres Koffi N’Guessan, Adama Diawara et Amadou Coulibaly, ce qui montre l’importance stratégique accordée à ce secteur.