
Le président Alassane Ouattara avait récemment signé deux ordonnances. La première crée une prime spéciale de retraite pour les agents de l’État affiliés à l’IPS-CGRAE. La seconde modifie le Code de Prévoyance Sociale pour que cette prime profite aussi aux retraités du privé, ceux qui cotisent à la CNPS.
Cette prime spéciale, désormais bien encadrée par la loi, vient remplacer un système qui était un peu bancal avant. Elle fait partie des réformes lancées depuis 2012, qui ont permis de la rendre financièrement viable. Quant à la modification du Code, elle intègre officiellement cette prime dans la liste des prestations sociales existantes. Le financement, lui, repose sur les cotisations de la branche vieillesse, sans toucher au budget de l’État. Pas de mauvaises surprises pour les finances publiques. Mais attention, selon l’article 106 de la Constitution, ces ordonnances doivent être validées par le Parlement. Voilà pourquoi la CASC s’est réunie avec deux projets de loi à l’ordre du jour : d’abord, ratifier l’ordonnance n°2025-407 du 18 juin 2025, qui instaure la prime pour les retraités de l’IPS-CGRAE. Ensuite, ratifier l’ordonnance n°2025-408, qui modifie la loi de 1999 sur le Code de Prévoyance Sociale (déjà révisée en 2012).
Pour l’occasion, le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, M. Adama Kamara, était présent pour défendre ces textes devant les sénateurs. Cette séance marque une étape clé dans l’avancée d’une politique sociale plus juste, qui vise à mieux protéger tous les retraités, qu’ils viennent du public ou du privé.