Société

Cherté de la vie : Les "Chapeaux rouges" dénoncent la "passivité" des autorités dans leurs revendications

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Quelques heures après leur sortie de ce mardi 16 juin 2026, annonçant une réunion de haut niveau avec la Préfecture d'Abidjan, les membres du mouvement les "Chapeaux rouges", viennent de pondre un communiqué dans lequel ils dénoncent la "passivité" des autorités.

Les Chapeaux rouges, mouvement de la société civile engagé contre la cherté de la vie, surtout contre la chaîne de télévision française, Canal + Côte d'Ivoire, dont toutes les chaînes, mêmes celles de Côte d'Ivoire, sont payantes, prévoyaient une marche le 20 juin à Yopougon. Mais une fois annoncée, et après la demande des différentes autorisations auprès de la Préfecture de police d'Abidjan et de la mairie, le mouvement s'est vu, ce jour, "tourner en rond" par les autorités. C'est en tout cas le sens du communiqué de presse qu'il a pondu. 

"La Préfecture d'Abidjan, la préfecture de police et la mairie de Yopougon nous font elles tourner en rond dans l'affaire Canal + Côte d'Ivoire ? C'est le triste constat que nous dressons à l'issue de notre réunion de ce jour avec le Secrétaire général de la Préfecture d'Abidjan et les représentants de la Préfecture de police d'Abidjan. S'as faire mention des préoccupations que nous avons soulevées concernant le respect des textes en vigueur, les autorités nous orientent vers Canal +, le ministère de la Communication et la HACA. Pourtant, nous avons déjà entrepris ces démarches depuis plusieurs semaines. Des courriers ont été adressés à l'ensemble des acteurs concernés, y compris à la Primature", peut-on lire dans cette publication. 

Selon le camarade Cahié Kunta, l'un des leaders de cette organisation, la rencontre avec ces autorités préfectorales devait pourtant avoir un seul but : celui d'encadrer le sit-in du 20 à Yopougon. Mais cette marche n'aura peut-être plus lieu.

"Depuis le début de cette affaire, nous constatons qu'aucune autorité ne semble s'émouvoir des préoccupations exprimées par de nombreux citoyens concernant les pratiques dénoncées. Cette situation suscite une profonde incompréhension au sein de la population. Plus grave encore, le gouvernement ivoirien a adopté le décret n⁰2020-643 du 19 août 2020, qui prévoit notamment la diffusion des chaînes de la TNT. Mieux encore, l'article 15 du Code de la Communication audiovisuelle imposé également aux bouquets payants certaines obligations relatives à la diffusion des chaînes concernées", a-t-il expliqué. 

Or, selon Cahié Kunta, cette règle n'est aucunement respectée ou n'est faite respectée par les autorités. "Comment comprendre qu'un décret gouvernemental et des dispositions légales existent, mais que leur application continue de susciter autant d'interrogations au sein de la population ? Si les lois, les décrets et les règlements de la République ne sont pas appliqués ou contrôlés, alors à quoi servent-ils ? Les citoyens sont en droit d'attendre que les textes de leur pays soient respectés par tous, sans distinction. Les Chapeaux rouges ne sont pas dans une logique de revendication particulière. Les Chapeaux rouges exigent avant tout le respect des lois et des textes de la République de Côte d'Ivoire", ont insisté les membres de ce mouvement qui fait de plus en plus parler de lui.