
Quand un ministre inscrit son nom dans l’histoire culinaire, l’attiéké au thon devient légende le Garba ivoirien. En effet, il revenait sur la figure de Dicoh Garba, ministre ivoirien sous Félix Houphouët-Boigny, dont la page Facebook avait servi de source. Or, c’est à ce personnage que l’on doit le nom du désormais incontournable plat populaire , l’attiéké au thon, plus connu sous l’appellation « Garba ».
D’abord, il faut rappeler que le Garba n’est pas qu’un simple mets de rue. Il est devenu, au fil des décennies, un symbole de convivialité et d’identité urbaine en Côte d’Ivoire. Ensuite, l’histoire derrière ce nom intrigue, pourquoi un ministre, figure politique de la première République, se retrouve associé à un plat populaire ? C’est précisément ce que nous cherchons à éclairer.
Par ailleurs, cette anecdote illustre la manière dont la culture ivoirienne s’approprie ses figures publiques, parfois en les inscrivant dans le quotidien le plus simple. En revanche, loin d’être une moquerie, ce baptême culinaire traduit plutôt une forme de reconnaissance populaire . Dicoh Garba est ainsi passé de l’arène politique à l’imaginaire collectif, par le biais d’un plat qui nourrit toutes les classes sociales.
Enfin, raconter « la vraie histoire du Garba ivoirien » revient à mettre en lumière ce lien subtil entre mémoire politique et culture populaire. Car derrière chaque assiette d’attiéké au thon, il y a un pan de l’histoire nationale qui continue de se transmettre, de génération en génération.